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Quels liens existe-t-il entre les milliers de tonnes d’obus toxiques hérités de la guerre 14-18 et les ” colis ” nucléaires que l’État français projette d’enfouir à Bure, en Meuse ? Au fil de son enquête, la journaliste Isabelle Masson-Loodts établit pour la première fois un parallèle entre les deux cas. Se pose alors une question : quel avenir et quelle mémoire pour les déchets nucléaires ? Les concernant, un siècle n’est rien. C’est en millénaires qu’il faut compter.

Auteur : Isabelle Masson-Loodts
Photographies : Olivier Saint-Hilaire / Haytham Pictures
Rubrique : Dossier
Retrouvez Cet Article dans le numéro 11
Le jour où je me suis retrouvée sur la butte de Vauquois, à 30 km à l’ouest de Verdun, j’étais très loin de me douter que ce paysage créé par la Première Guerre mondiale m’amènerait à une réflexion sur la mémoire des déchets nucléaires. Là où se trouvaient, avant 1914, les rues tranquilles d’un petit village, ne subsistaient devant moi que les entonnoirs créés par l’explosion de mines posées dans les sous-sols de la colline par les Allemands et les Français. Mais autour des cicatrices, la nature, omniprésente, se montrait volubile et joyeuse. Des questions se sont bousculées dans ma tête : comment les territoires touchés par la guerre de 14-18 se sont-ils relevés de ses dévastations ? Les traces du conflit subsistent-elles partout où celui-ci a fait des ravages ? Ces cicatrices influencent-elles encore le destin de ceux qui vivent à proximité ? De retour à la maison, quelques recherches fébriles sur Internet me laissaient mesurer l’immensité du champ d’investigation dans lequel j’allais irrésistiblement me lancer. La Première Guerre mondiale a touché un territoire gigantesque : durant les quatre années de conflit, les belligérants se sont enfoncés, face à face, dans des tranchées qui ont constitué une ligne de front de 700 km, courant de la Mer du Nord à la frontière suisse. Par où commencer les recherches ?

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Fond pour le journalismeAvec le soutien du Fonds pour le Journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles

 

Commentaires

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Une réponse

  1. Guidé

    j’au lu l’article, c’est très instructif et le fait de désertifier un département ou des parcelles de département très dangereux pour la démocratie et sournois aussi.

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