Dix-sept villes et un territoire sont devenus partenaires pour donner à l’évènement montois plus d’ampleur, plus d’écho. C’est aussi l’amorce d’une mutation devenue indispensable dans la gestion culturelle d’aujourd’hui. Le partenariat plutôt que le repli sur soi ?

Texte de Gilles Bechet

Illustrations de Sophie Racine

Rubrique: Mons en quête de renaissance

Retrouvez cet article dans le numéro Hors-série Mons 2015

Making Of

Mon premier contact avec les villes partenaires fut la conférence de presse qui leur était consacrée lors de la journée d’ouverture de Mons 2015. Dans l’église Saint Nicolas en Havré, chacune des villes, contente d’être là, faisait en toute logique la promotion de ses événements. On se croyait quelque part entre un salon du tourisme et un forum de la créativité. J’ai assez vite décidé de me concentrer sur les partenariats avec, si pas une création commune, au moins un engagement partagé. Limité par les dates, je n’ai pas voulu évoquer des événements qui prenaient place dans la deuxième partie de l’année. Je n’ai fait que citer les villes françaises parce qu’avec elles, le partenariat était d’avantage un échange de com et de logos (ils ne recevraient d’ailleurs pas d’argent de la Fondation Mons 2015, contrairement aux villes belges). J’ai tout de même fait une interview téléphonique de Thierry Lesueur, coordinateur général de Lille 3000, mais finalement je n’ai rien retenu de ses propos au montage.

Comme je ne pouvais pas disposer du recul pour un vrai bilan post-événement, il me semblait essentiel de raconter les attentes des uns et des autres, mais aussi, pour rendre la lecture plus vivante, de combiner ça avec du reportage sur le terrain. Un des événements qui m’a paru le plus intéressant était celui des 400 coups en Wallonie picarde. Et cela pour le fond comme pour la forme. Comme le disait très justement l’écrivaine belge Régine Vandamme, c’était comme un Mons 2015 en miniature. C’était même un événement en soi, à tel point que les habitants et citoyens qui venaient participer à la marche des géants ou écouter le Grand Orchestre National Lunaire à Ellezelles ne se souciaient pas trop de Mons 2015. Pour eux, l’événement montois était juste un logo synonyme de ce qui avait permis de créer quelque chose chez eux. J’ai rencontré Régine Vandamme dans une caserne tournaisienne réaffectée où les acteurs publics côtoient les prestataires privés. J’y ai aussi rencontré M. Zo à quelques jours de la première des 400 coups, dans un bureau où s’entassaient les caisses en carton et les clochettes. J’ai voulu participer à un « Mons on tour » en bus. Manque de pot, celui auquel je me suis inscrit fut celui qui compta le moins de participants. Pour tout dire, en dehors de moi, il y avait trois frères et leur marraine. On aurait dû passer la nuit dans un camping lié au projet mais les trombes d’eau du 15 août en ont décidé autrement. Cela ne m’a pas empêché de marcher quelques kilomètres avec les géants sous une fine pluie derrière une Dame Angélique toute emballée de plastique, et de ressentir l’ancrage de ce folklore toujours bien vivant. J’ai pu vérifier sur le terrain la vision et la puissance poétique des idées de M. Zo avec le Concertino La voie des airs à la Tour Saint-Pierre de Leuze et avec le concert du Grand Orchestre National Lunaire à Ellezelles.

Je me suis également frotté à la première moitié de Uitwijken, l’immersion brugeoise à Mons (la seconde ayant eu lieu en octobre). C’était une rencontre chaleureuse et sympa, le trait d’union entre Bruges et la Wallonie était assuré par l’orchestre des Compagnons de Saint-Lazaire, des vrais zinnekes bruxellois qui se prétendaient fonctionnaires à la Tour des Finances, mais ça, « mene uug » !

Enfin, pour avoir un avis externe sur tout cela, je me suis adressé à Olivier Van Hee, un des chargés de cours du Master en Gestion culturelle de l’ULB.

Gilles Bechet

 

 

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