Le 17 mai 1997, au petit matin, les troupes de Laurent- Désiré Kabila avancent sur Kinshasa, quelques heures après la fuite de Mobutu. De nombreux habitants attendent, cachés. La résidence présidentielle vient d’être pillée et laissée à l’abandon. Vide, à une pièce près : le garage. Vingt ans plus tard, le photographe Albert Facelly sort de son tiroir une photo jamais publiée. Et raconte

Photographe : Albert Facelly
Auteur : Catherine Joie
Rubrique : Tiré à part
Retrouvez Cet Article dans le numéro 11

Le saut a l’air très impressionnant, vu comme ça, on pense qu’il va casser la voiture, mais pas du tout, c’était un sauf de joie. Un saut tranquille. Lui sautait, l’autre caressait la Rolls, et aucun des deux ne m’avait entendu entrer. J’ai fait la photo, ils m’ont remarqué, ils ont filé. Et je suis parti aussi.

C’était un instant suspendu, une bulle de sérénité, un moment très calme tandis que dans Kinshasa, il se passait plein de choses, avant et après que je n’entre dans ce garage. Eux, je pense qu’ils fêtaient leur liberté. Ils avaient le regard complice et le sourire doux. Peut-être travaillaient-ils là, dans la résidence du président ? De quel camp étaient-ils ? Mobutu ou Kabila ? C’est pour ça que je parle de “bulle” de sérénité. Parce qu’avec du recul, on sait ce qu’est devenue la République démocratique du Congo. Ce jour-là, un dictateur partait. Mais un autre prenait sa place.

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