La Russie est presque un continent, une terre multiethnique pas vraiment occidentale et pas seulement slave. Il faut s’y prendre à plusieurs reprises pour percevoir l’âme russe derrière « les paumés qui se dégèlent à la vodka et les ravissantes Slaves qui se surmaquillent », comme l’écrit Didier Bizet. En traversant le pays pendant plusieurs années, depuis les cités des Tsars jusqu’à la région de l’Oural, le photographe français a rencontré une Russie d’une grande intensité poétique, sale, chaotique et grinçante, un pays confus qui semble désert dès qu’on s’éloigne de Moscou. Cent ans après la révolution bolchévique et la fin du règne tsariste, Didier Bizet décrit son voyage comme une expérience parodique et cinématographique. Comme une machine à remonter le temps.

Auteur : Didier Bizet avec Quentin Jardon

Photographe : Didier Bizet

Rubrique : D’ailleurs

Retrouvez Cet Article dans le numéro 7

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