L’école rebelle

Ainsi s’intitule le dossier de notre dernier numéro, sorti début juin et toujours disponible en librairies.

Cet été, 24h01 s’est penché sur un phénomène croissant en Belgique francophone : la recherche d’une école sur mesure. À la carte, comme au resto.

Trois grands reportages, un édito et un “concept illustré” racontent cette tendance de fond. Nous vous proposons de les lire ici en intégralité, gratuitement. 

Bonne lecture, et bonne rentrée !


La brise de désobéissance

C’est quoi, l’école idéale ? Un jour ou l’autre, cette question a certainement croisé votre route. On vous l’a posée, vous l’avez lue quelque part, ou encore – plus probable – vous l’avez formulée pour vous-même. Dans votre for intérieur, vous avez alors conçu et modelé l’école de vos rêves. Avec le temps cet établissement a évolué. Joies, aléas, désillusions, la vie vous a distribué des leçons que vous avez ensuite intégrées dans votre modèle pédagogique imaginaire.

Avec une couverture consacrée à l’école rebelle, cette question, forcément, revient souvent dans notre 8e numéro. Chez certains profs de l’enseignement libre et officiel qui, las de devoir respecter des programmes de plus en plus contraignants, ont choisi de contourner les règles. Quand ils s’en expliquent, ils donnent leur vision du métier d’enseignant, à mille lieues, regrettent-ils, de celle que le gouvernement tente de leur imposer. Au fil de la discussion, ils en viennent naturellement à évoquer l’école idéale. « Là où règnerait la curiosité », pour l’un. « Là où les élèves auraient une place prépondérante », pour l’autre. La même question revient chez trois familles spadoises qui ont décidé de ne pas inscrire leurs enfants à l’école primaire. Les promenades, l’imprévu, l’absence de murs : c’est ça, pour eux, l’apprentissage auquel ils aspirent. Enfin, chez les fondateurs et tenanciers d’écoles au caractère confessionnel marqué, qu’elles soient de confession musulmane ou chrétienne, la réponse à cette interrogation majeure est simple : il faut nouer ou renouer avec l’éveil spirituel. Ces établissements qui peuvent paraître conservateurs voire rétrogrades sont de plus en plus nombreux en Belgique. Au registre des inscriptions, les listes d’attente s’allongent indéfiniment.

Voici rien d’autre que trois histoires qui racontent une tendance de fond dans notre société : la recherche d’une école sur mesure. À la carte, comme au resto. S’exprime alors, dans certains cas, une forme d’impertinence, une légère insolence à bouder le système dominant. Où risque-t-elle de nous mener, cette brise de désobéissance, si elle prend encore de la vitesse dans les prochaines années ? Pas impossible qu’en fin de compte, on l’étouffe en deux lois et trois décrets. Pourvu que ministres et pédagogues aient alors au moins l’intelligence de tenir compte du message charrié, sans quoi la petite brise pourrait se muer en un vent de colère. Si, au contraire, ces initiatives à la marge prolifèrent dans un champ libre, elles donneront probablement lieu à un système fragmenté, avec une constellation d’écoles en vase clos qui renforceront les larges césures déjà présentes dans notre société d’adultes. Et quand on traverse une époque chahutée, on en revient toujours à la même conclusion, d’une évidence devenue proverbiale : il faut investir dans l’éducation !

Vous repensez alors à votre école idéale. Peut-être que cet été, loin du tumulte scolaire, vous trouverez dans notre magazine de quoi nourrir votre imaginaire.

Quentin Jardon
et toute l’équipe de « 24h01 »

Couverture : Célia Callois Benoist


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