Emanuela Evangelista ne s’attendait pas à devoir s’armer d’une telle patience. Depuis 18 ans, la préservation de la forêt amazonienne est son combat quotidien. Contre l’administration brésilienne. Contre la déforestation. Contre la lenteur de la machine scientifique. La biologiste italienne vit un véritable chemin de croix. Sous la canopée.

Texte : Maroussia Klep
Rubrique : Dossier
Retrouvez Cet Article dans le numéro 12

Pour atteindre le minuscule village de Xixuaù, 22 familles, depuis la métropole de Manaus, deux millions d’âmes, il faut monter à bord d’une vieille embarcation de bois. Laisser filer les immeubles bétonnés, puis les plantations de soja. Atteindre une région à la végétation plus dense. Descendre à Moura, au confluent du rio Negro et du rio Jauaperi. Changer de bateau. Remonter le rio Jauaperi. Naviguer entre 25 et 30 heures. Enfin, apercevoir Xixuaù. Le bateau contourne le caïman qui a élu domicile à l’entrée du village et atteint la rive. Une petite communauté amazonienne s’est établie ici il y a plusieurs décennies, après s’être gracieusement débarrassée des Indiens qui vivaient à cet endroit depuis des siècles. La poignée d’habitations est entourée de 600.000 ha de forêt primaire. Sur la berge, Emanuela Evangelista se tient droite comme un « i ». Il y a 18 ans, c’est elle qui débarquait de Milan dans ce coin perdu de l’Amazonie – jeune, émerveillée. Quelqu’un l’attendait peut-être sur la terre ferme.

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