Quand Gérard Depardieu fit mine, en 2012, de se débarrasser de son passeport français pour danser aux côtés d’un despote caucasien, sans doute n’avait-il aucune idée de la signification de son geste, mis sur le compte de l’impôt sur la fortune. Or on ne se détache pas de sa nationalité comme un serpent de sa mue. Par le passé, Albert Einstein avait pour sa part décidé de rejeter sa nationalité teutonne (l’Empire allemand à l’époque) en 1896 avant de devenir Suisse en 1901. Entre les deux, il ne fut rien ou plutôt il fut apatride. Un choix dans son cas. Pour certains, c’est le combat d’une vie, peut-être une cause perdue. Les récits de Puya, Mansour ou Charles, tous les trois apatrides sur le sol burundais, en attestent.

Auteur : Damien Roulette

Illustration : Mélody Boulissière

Rubrique : D’ailleurs

 

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