Plus de deux mille ambassadeurs ont relayé les évènements de cette année culturelle. Actifs sur le terrain et informés en primeur, deux cents d’entre eux ont encadré des activités, tandis que de nombreux autres ont contribué aux projets, habillant de chair et d’os le concept de culture urbaine. Jusqu’à respirer Mons, manger Mons, jouer Mons, dormir Mons et surtout rêver Mons…

Texte de Baptiste Erpicum

Photographies de Laurent Poma

Rubrique: Mons en quête de renaissance

Retrouvez cet article dans le numéro Hors-série Mons 2015

Making Of

Quelques jours avant la fête inaugurale de Mons 2015, le secrétaire de rédaction de 24h01 m’appelait pour me proposer d’aborder cette année européenne de la culture sous un thème et un angle particulier : les bénévoles participant à l’événement. Qui sont-ils, quel est leur rôle ?

Of course, cela m’emballait. Mais si je croyais qu’ils ne seraient que quelques dizaines à remplir des tâches précises lors de temps forts bien définis, ils étaient en réalité des centaines, de toutes les activités, partout et tout le temps, y contribuant aussi bien qu’y participant.

Difficile de suivre le rythme. Je les ai traqués, observés, lors d’atelier slam, de réunions de préparations, de concerts confidentiels… (Au final, je ne comptais même plus mes allers-retours en train entre Bruxelles et Mons). Et chacun me servait un discours de plus en plus enamouré du chef-lieu de la province du Hainaut, tissant au fil du temps des liens de plus en plus intimes avec cet endroit et ses particularités.

Il faut dire qu’ils mangeaient Mons, respiraient Mons, dormaient Mons… et surtout rêvaient Mons, prenant peu à peu conscience de leur inscription dans le processus de son renouvellement, de sa métamorphose, de son histoire, de son récit. Jusqu’à ce qu’ils s’y sentent intimement mêlés ; qu’ils s’y confondent. Du statut de bénévoles, ils sont passés au statut de personnages de Mons 2015.

Restait encore à raconter leur histoire. J’avais commencé par décrire ce que j’avais vu, à la première personne. Mais c’était trop superficiel. Il s’agissait davantage d’aborder un changement profond, des mentalités qui évoluaient. J’ai revu mon texte, encore et encore, espérant enfin toucher quelque peu à la réalité de ces hommes et ces femmes, en chair et en os, qui ont vécu chacun à leur manière Mons 2015. Et d’esquisser ainsi leurs espoirs… encore à concrétiser.

Baptiste Erpicum

 

 

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