Tout le monde déteste la pub. Personne n’aime voir la tronche de Daniel Craig (au mieux) ou de Jean-Michel Zecca (au pire) vendre les ineffables qualités d’une marque de lunettes brun caca, au moment précis où Horatio Caine va mettre la main sur la trace de doigt coupable. Sans rire. Essayez de trouver un clampin, un seul pingouin bouffeur de séries américaines et de Closer au contenu aussi maigre qu’un cul de mannequin, un seul com­patriote normalement constitué qui se dira favorable à l’interruption de son programme préféré par un écran publicitaire rassemblant non pas 5, non pas 10, mais bien 20 spots. 20 mini-métrages consécutifs prônant d’une voix suave et horriblement artificielle les bienfaits de toutes ces « choses » pour lesquelles on ouvre des magasins, même la nuit. L’oiseau n’existe pas. Tout du moins, je ne l’ai pas encore rencontré.

Auteur : Bertrand Degreef

Illustration : Floriant Huet

Rubrique : D’ici

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