« 24h01 », le mook belge de grands reportages illustrés, magazine semestriel 100% indépendant né en 2013, ajuste son modèle pour poursuivre son aventure sur des bases renforcées. Principaux changements : un prix de vente plus bas, un volume plus facile à transporter, un peu de pub sélectionnée avec soin. Et, surtout, une périodicité qui s’intensifie en devenant trimestrielle ! Pour soutenir la cadence, notre équipe s’agrandit. Soutenez cette aventure éditoriale unique et surtout faites-vous plaisir en commandant dès maintenant :
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Le dossier de notre dernier numéro titrait : « Ça s’en va et ça revient ». C’était à propos du service militaire. Aujourd’hui, la formule vaut pour nous-mêmes. 24h01 s’en va – ou plutôt retarde sa montre – pour mieux revenir. Notre numéro 7 prévu pour octobre fera finalement son apparition dans les kiosques en mars 2017. Douze mois de mutisme, alors? Du tout. Plutôt une longue retraite mise à profit pour ajuster le modèle actuel de notre magazine. Car le projet, resté fragile depuis ses débuts, doit s’adapter s’il veut survivre.
Et il veut survivre. Définitivement. Il veut continuer à proposer ce que personne d’autre dans notre pays ne propose, à savoir de longs reportages au format mook (mot-valise tellement jargonesque qu’on doit à chaque fois le dépecer : Magazine + bOOK). L’adaptation en question se réalisera à cinq niveaux, sans aucunement se délester de nos valeurs cardinales – l’indépendance totale, la qualité de l’information, le plaisir de lecture, l’esprit belge, la créativité graphique et, enfin, la pertinence de nos sujets dans un monde chahuté, complexe et jouissif. À l’issue de cette réorientation, nous serons aptes à mettre les bouchées doubles dès la sortie de l’hiver.
Un semestriel qui devient trimestriel. Nous courions après cet objectif depuis la genèse du magazine. Cette fois ça y est : notre mook ne paraîtra plus deux fois, mais bien quatre fois par an dès 2017. Les bouchées doubles, on vous le disait ! Songez déjà à sacrifier votre chasse aux Pokémons du dimanche pour suivre le rythme.
Un prix de vente à la baisse. Notre hantise : passer pour un produit réservé à une élite. Par le contenu de nos articles, nous sommes persuadés que nous restons accessibles au plus grand nombre. Mais le prix de vente de 24h01, fixé depuis notre n°2 à 18,5 euros et impossible à mettre au rabais, aura refoulé plus d’un curieux. C’est compréhensible. L’apparition de publicité va cette fois nous autoriser à diminuer notre prix à 14,5 euros. À peine deux fois celui d’un hebdomadaire. Moins cher qu’un simple resto. Or il est vital de « veiller à la nourriture intellectuelle que nous ingurgitons », pour paraphraser le digital strategist Christophe Ginisty qui se demandait sur son blog si nous n’étions pas en train de « devenir complètement abrutis sous un flot ingérable d’informations et d’émotions qui nous submergent et engloutissent notre libre arbitre ». Bref, on diminue le prix de notre couvert dans l’espoir d’être plus nombreux à passer à table.
De la publicité. Ah bon ? Cette « chose » que l’on a toujours refusée obstinément, dont l’absence était notre argument marketing numéro un, va s’introduire dans nos pages (la coquine). Qu’on se rassure illico : elle restera très marginale, épousera fidèlement notre charte graphique et mettra en vitrine des propositions ou des initiatives qui nous ressemblent, c’est-à-dire éthiques, artistiques, culturelles. Si la pub, trop souvent, équivaut à « agiter un bâton dans l’auge à cochon », comme l’écrivait George Orwell, la nôtre achalandera poliment le citoyen éclairé. On vous fait même le pari que ces réclames, par leur apparence et leur message, retiendront votre attention. Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, pas vrai ?
Un volume plus facile à transporter. De 200 pages, notre mook va passer à 150. Afin de diminuer nos coûts de production exorbitants et de soulager les bras et les épaules de ceux qui nous emportent dans le train, dans l’avion, au bureau. Ou simplement de la table basse au canapé moelleux. Ce dégraissage nous permettra à nous d’être encore plus sélectifs, et à vous d’avoir le temps de digérer nos histoires vraies (‘y a pas que 24h01 dans la vie, après tout).
Une revue plus inclusive. Bientôt promue association sans but lucratif, 24h01 veut s’ouvrir davantage. À des membres qui souhaiteraient suivre notre projet, assister aux assemblées générales et lever la main pour crier au loup – ou au génie, c’est possible aussi. À des lecteurs à la marge, comme les analphabètes de Belgique francophone en phase d’apprentissage. Nous sommes ainsi en discussion avec différentes associations actives dans le secteur pour que chaque exemplaire de 24h01 acheté puisse les aider dans leur activité. Nous envisageons également de nous ouvrir aux détenus, certains d’entre eux ne demandant pas mieux que de s’occuper avec une brique lancée par-dessus les barreaux.
Si on lui apporte des changements visibles au premier coup d’œil, l’ADN de 24h01 reste intact. Et le projet, insensé, se renforce à l’aube de passer trimestriel. Son équipe aussi. Nous venons d’engager une responsable partenariats, tandis qu’une rédactrice en chef adjointe rejoindra les rangs dès janvier prochain, histoire de frustrer ceux qui partiront à la chasse aux coquilles…
Pour soutenir cette joyeuse évolution, voici un plan d’action en deux temps. Primo, une souscription au(x) prochain(s) numéro(s) que nous menons tambour battant, ohé ohé : c’est l’assurance d’avoir la revue dans votre boîte aux lettres le jour de sa sortie. Secundo, votre présence à la prochaine Gotferboum, le 28 octobre prochain, soit une fiesta dans la mythique salle de la Tentation, au cœur de Bruxelles. Nous y mettons en valeur le savoir-faire gastronomique, brassicole et musical belge, avec notamment l’apparition d’un groupe de musique à minuit une pour un show infernal. En avril dernier, nous avions réuni près de 600 personnes. Ce fut monumental. Pour la deuxième édition de la Gotferboum, nous en espérons 750. Ce serait stratosphérique – et le mot est choisi : une telle affluence nous autoriserait à ouvrir la somptueuse mezzanine de la Tentation.
Et puis, bien sûr, parlez de 24h01. Jusqu’à preuve du contraire, le bouche-à-oreille constitue le vecteur de notoriété le plus efficace. L’extinction d’un média est une chose toujours triste. Son accès à une forme de durabilité, une victoire pour la démocratie. C’est vous, lecteurs, qui détenez ce droit de vie ou de mort sur la presse. La conjoncture actuelle le rend plus déterminant que jamais.
Quentin Jardon
et toute l’équipe de « 24h01 »
Quelques sujets du prochain numéro (parution mars 2017):
Portfolio
LA RUSSIE MÉLANCOLIQUE
Reportage en Belgique
CHEZ LE DERNIER PRODUCTEUR DE TABAC
Inde
LA RÉVOLUTION DES SERVIETTES HYGIÉNIQUES
Entretien illustré
PAUL DUAN, LE GÉNIE QUI VEUT SAUVER LE MONDE AVEC DES ALGORITHMES




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