En août 2002 s’est tenu à Johannesburg le sommet mondial sur le développement durable. Celui-ci a marqué une réorientation décisive de la Politique commune de la pêche (PCP). Dictée par l’Europe, la PCP, lancée dans les années 1970, vise à gérer la flotte de pêche européenne et à préserver le stock de poissons en régulant les pratiques du secteur. Cette politique, plusieurs fois réformée (notamment en 2008 et 2013), promulgue, non sans tâtonnements, des mesures drastiques pour protéger les ressources de la mer. Or ce grand mouvement de normalisation sacrifie de manière absurde le savoir-faire et les traditions des professionnels de la mer. Elle est surtout synonyme de sanctions fiscales démesurées.Même si elles sont courageuses, les mesures prises ne sont pas adaptées aux pratiques locales et la Junta de Andalucía, l’instance régionale d’Andalousie, les applique à sa manière. L’Andalousie est sans doute la région la plus pauvre d’Espagne (sinon d’Europe), c’est aussi une de celles où la culture de la contrebande est la plus viscérale. Pour les pêcheurs d’Estepona, port de pêche de la province de Malaga, l’alternative est la suivante : se plier aux caprices de la PCP ou entrer dans la clandestinité. José, pêcheur de crustacés depuis l’âge de douze ans, tente, lui, de s’adapter aux nouvelles normes. La note promet d’être salée.

Dessin et scénario : Ivan Gros

Rubrique : Reportage BD

 

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