Alors qu’autour de nous se noient dans la boue des milliers de gobelets en plastique, une jolie silhouette apporte sous la tente deux bouteilles de Pomerol et des verres ballons comme on n’en trouve jamais en festival. La nuit est tombée, noire et électrique. Le public, bête extatique, lève les bras et gronde son impatience. L’homme derrière la table est concentré. Sous son chapeau melon, ses oreilles sont prêtes. Quand enfin, les lumières s’éteignent, je retiens mon souffle. Il y a dans la moiteur de cette nuit liégeoise une furieuse envie de faire la fête. Mais je dois me retenir. Ce soir, je bosse. Ce soir, j’accompagne l’homme-machine. À 23 h 15, Lionel Capouillez, l’ingénieur prodige, pose ses doigts sur les boutons et déchaîne la folie Stromae. Il est l’heure, fini l’heure de danser.

Parce qu’un article ne s’arrête pas aux lignes couchées sur le papier, la série “Et Kwé, Raconte!” veut aller plus loin. Bertrand Degreef répond à nos questions.

Auteur : Bertrand Degreef

Illustration: Célia Callois-Benoist

Rubrique : D’ici

 

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