Ils veulent ne pas oublier qui ils sont mais le monde moderne les déroute. Leur amour du beau, du bon, de l’excellence qui, à les en croire, les coaliserait résiste mal aux assauts du présent. L’unité de leur caste, en partie défunte, a été largement entamée et ce n’est sans doute plus « la » noblesse belge que 24h01a explorée mais « des » noblesses, diffuses, multiples, perméables à la réalité contemporaine. Il y a peu de rapport, à l’évidence, entre ces messieurs bien mis qui pratiquent la charité pour leur groupe et ce journaliste affublé, contre son gré, d’une particule, qui décrète que « la noblesse c’est l’horreur ». Peu de ressemblance, aussi, entre ces héritiers qui peuplent les conseils d’administration et les châtelains désœuvrés qui se demandent s’ils mangeront demain. Dans ce milieu il y a de l’héritage, mais aussi du mérite. Des valeurs aux allures d’alibis et d’autres, profondes. De l’élégance et du bling-bling. Avec un détour par l’Afrique et ses rois, portrait en immersion d’un drôle de milieu qui s’accroche au passé pour ne pas sombrer dans le présent, guetté par une bourgeoisie souvent sans… noblesse.

Texte de Jean-Pierre Stroobants (Journal : Le Monde)

Illustration de Julie Joseph

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