Près d’un siècle après le premier incendie, les flammes ravagent à nouveau A la Tentation. Le célèbre magasin d’étoffes est contraint de s’installer dans la Galerie du Roi, à deux pas de la Grand-Place. Le bâtiment initial, livré à lui-même, va subir les assauts du vandalisme jusqu’à tomber complètement en ruine…

C’était le temps où la Tentation tentait…
Un malheur ne venant jamais seul, le magasin commence au même moment à se démoder. « La concurrence était vive », se souvient Marie-Rose, une ancienne vendeuse. Le tissu moderne et contemporain ne semble plus être le cheval de bataille d’André Van den Eeckhoudt, le nouveau patron d’A la Tentation. Il décide donc de réduire le personnel et d’économiser le moindre sou. « Le magasin proposait les mêmes étoffes depuis dix ans, son personnel se faisait de plus en plus âgé et l’atmosphère du bâtiment renforçait cette impression de fin de règne », raconte Madame Jacobs, l’ancienne belle-fille d’André Van den Eeckhoudt.
Après le deuxième incendie, le magasin s’installe dans un endroit plus petit et moins symbolique, au coin de la Galerie du Roi et de la rue de l’Ecuyer. Intimidée par la population chic et chère de la Galerie, la clientèle d’A la Tentation, pourtant restée fidèle jusque-là, se détourne de son adresse fétiche pour lui préférer les concurrents.
La fin d’A la Tentation

En 1996, le bâtiment est complètement en ruine. Le Soir titre : « La ville de Bruxelles réclame au propriétaire un impôt sur l’inoccupation se chiffrant à 1,2 million par an ».
C’est à partir de 1997 que la Tentation va renaître de ses cendres. Et préparer sa nouvelle vie, loin de la première. Une renaissance à la hauteur de l’histoire du lieu que nous évoquerons dans notre dernier épisode…
Viens faire la fête à la Tentation à l’occasion de la première Gotferboum de l’histoire !

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